Résultats catastrophiques au CAP de Kadiolo lors de la session du DEF 2023 : du jamais-vu !


de Kadiolo (région de Sikasso). Le CAP de Kadiolo n’a jamais enregistré un résultat aussi médiocre en matière d’examen. Et pourtant, c’est ce qui est arrivé cette année avec un taux de réussite très faible :

– résultat classique 5,87 %;

– résultat medersa de 7,27 %.

Par contre le CAP de Fourou, toujours dans le même cercle a enregistré les résultats suivants :

– résultat du DEF : 35,34 %

– classique 30,20 %

– medersa : 5,14 %.

Certaines écoles n’ont même pas eu un seul admis.

Après investigation, il s’est avéré que l’année scolaire a commencé avec des perturbations de cours, des grèves et autres.

On se rappelle du bras de fer entre le DCAP et les syndicats d’enseignement qui est survenu suite à des mutations de certains directeurs d’école et enseignants.

D’autres sources portent le chapeau au DCAP qui pense capable gérer seul. Selon leurs explications, à son arrivée, il a accusé les enseignants et les directeurs d’école d’être les principaux acteurs de la baisse du taux de réussite au DEF de l’année scolaire 2021-2022. A leurs dires, il serait un proche d’un élément clé des autorités de la transition.

On se demande : qu’est-ce qui n’a pas marché ; que faut-il faire pour éviter une telle catastrophe ?

Selon S.C, « nos enfants ont passé presque toute l’année scolaire à la maison pour des raisons de grève. On s’attendait à un échec ».

Par contre A.B, porte directement le chapeau au DCAP. «Depuis qu’il est dans notre commune, tout est mélangé. Il veut montrer qu’il connaît tout. Il n’écoute personne ».

Aux dires de Mme Coulibaly, « j’accuse les enseignants, car ils ont une obligation de transmettre leur savoir aux enfants. La mutation fait partie de leur service. Ils n’ont pas vocation à refuser d’aller à leur lieu d’affectation».

Pour M.A.K, « le premier, fautif, ce sont les autorités. Pourquoi maintenir quelqu’un qui ne s’entend pas pratiquement avec ses collaborateurs ? En second lieu, la population s’est désolidarisée de l’école. Les enfants ne sont plus surveillés comme avant, chacun fait ce qu’il veut. Les enseignants aussi ont fuit leur responsabilité. Tout ce que les enseignants d’avant n’ont pas fait ou avaient honte de faire, c’est le quotidien des enseignants de maintenant ».

Nous pensons que chaque partie doit tirer des leçons dans cet échec, principalement la population de Kadiolo. Elle ne doit pas rester en marge. Elle doit s’impliquer obligatoirement. Elle a un rôle très important à jouer pour tout ce qui va de l’évolution de la ville. Les dirigeants qui ne sont pas prêts pour travailler ou faire avancer la commune, il faudra les remercier. La commune de Kadiolo n’est pas un lieu pour s’enrichir, il faut songer à l’avenir des enfants qui sont appelés à être cadre pour demain.

Boulby/Malijet.com

Source: Malijet


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