Remembrement du bureau de la CCIM ce dimanche : Vers la confirmation de Madiou Simpara comme président La demande de mise en liberté provisoire de Bathily rejetée pour la 3e fois


 

Pendant que Madiou Simpara s’apprête à monter au “trône”, son prédécesseur, Youssouf Bathily, lui, semble avoir pris un long bail avec la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA). La justice vient de rejeter pour la troisième fois sa nouvelle demande de mise en liberté provisoire.

 

Sauf retournement de dernière minute, le 1er vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), l’opérateur économique Madiou Simpara, devrait succéder ce dimanche à Youssouf Bathily, le président en titre de l’institution consulaire, placé sous mandat de dépôt pour un présumé détournement du fonds Covid-19 pour un montant de plusieurs milliards de FCFA mis à la disposition de la CCIM par l’Etat pour l’achat de masques dans le cadre de l’initiative “Un Malien, un masque”, lancée par le gouvernement sous feu le président Ibrahim Boubacar Kéita pour contrer l’épidémie de coronavirus au Mali.

Une correspondance du ministre de l’Industrie et du Commerce en date du 5 avril autorise la tenue d’une assemblée élective de la CCIM ce dimanche 21 mai 2023 à Bamako aux fins de procéder au remembrement du bureau au constat de l’absence du président en titre (Youssouf Bathily) et du décès d’une vice-présidente.

 

Si l’on s’en tient à la règlementation en vigueur à la CCIM, c’est le premier vice-président de l’institution consulaire, Madiou Simpara pour le nommer, qui remplace d’office le président en cas d’empêchement ou tout autre cas de force majeure. M. Simpara est donc en passe d’être plébiscité par les membres du bureau.

 

De toute façon, les carottes semblent cuites pour le président Youssouf Bathily de retrouver son fauteuil. L’ancien maître des lieux vient d’essuyer un nouveau revers au niveau de la justice. Pour la troisième fois depuis son incarcération, sa demande de mise en liberté provisoire vient d’être rejetée par le parquet en charge du dossier.

Le gouvernement de la Transition, qui fait de la lutte contre la corruption et de l’enrichissement illicite un cheval de bataille, semble trouver en la justice un partenaire idéal dans ce combat somme toute noble. Désormais, les demandes de mise en liberté provisoire sont gérées parcimonieusement. Toute chose qui devrait dissuader nos compatriotes les plus enclins à la corruption et au gain facile.

El hadj A. B. HAIDARA

 


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