Remaniement ministériel : La leçon politique des Colonels au M-5 RFP!


Il y a déjà quelques jours que le président de la Transition a procédé au remaniement ministériel. Cela a surpris toute la population parce qu’il n’y a pas eu de fuite. Mais comme dans l’histoire politique, il y a toujours certains ministres qui descendent du train, tandis que d’autres y montent. Vu sous cet angle, rien ne surprend guère.

Avec du recul, l’on pourrait aisément s’interroger sur la forme de ce remaniement pour mettre nettement en lumière, la grande leçon de la politique politicienne dont les colonels viennent ainsi de donner au mouvement M-5 RFP. Il n’y a pas eu la démission du Premier ministre, ni celle de son Gouvernement. Les plus hautes autorités de la Transition ont purement et simplement procédé par abroger la décision qui avait conduit à la nomination du Gouvernement du Premier ministre Choguel K MAIGA. Avec cette démarche, le Président de Transition a eu recours aux pouvoirs qui lui sont conférés, pour procéder à un remaniement. Certes, le PM est resté à son poste mais sa famille politique du M5-RFP a été complètement retirée du gouvernement.

Le prêcheur imam Oumarou DIARRA, l’un des grands animateurs dudit mouvement, fait partie des ministres qui ont été débarqués du train. Ils sont plus de quatorze à descendre du train. Toute chose qui fait actuellement, l’objet de débats. C’est vrai que tout le monde en parle et spécule, mais l’on devrait savoir que tout remaniement répond toujours à la volonté du pouvoir. Cela, conformément à ses objectifs et à sa vision. De même, il est à noter que le contexte du moment pouvait entrainer la décision d’un remaniement.

Etait-ce vraiment le cas ? Sûrement que oui !

En effet, à l’analyse de la situation actuelle du pays, comme la nécessité, voire, l’urgence d’unir toutes les forces vives du pays, autour du pouvoir de transition. D’ailleurs, l’hypothèse d’union, au niveau de la gestion politique, domine les vœux des populations. Tout le monde privilégie cette hypothèse aux fins de la cohésion au niveau national, car le pays vit plusieurs crises, dont l’insécurité et surtout les mauvaises relations avec certains pays et des organisations internationales.

A ce niveau, les partis et mouvements politiques n’ont pas encore cessé, de réclamer le départ du Premier ministre qu’ils qualifient de clivant, au bénéfice d’un Gouvernement d’Union sacrée, pour la réussite de la Transition. Mais le débarquement du PM, dans ce contexte de bras de fer avec certains pays et organisations, au niveau international, pourrait engendrer beaucoup de conséquences fâcheuses que positives. Dès lors, il a été maintenu, mais dépouillé de toutes ses forces politiques. Il ne constitue donc plus la pièce maîtresse du fonctionnement, avec la formation du nouveau gouvernement sans ses hommes.

Voilà une véritable leçon de la politique politicienne.

Monoko Toaly

Source : Le Pélican 


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