Région de Kayes : L’exploitation minière peut et doit rapporter plus

Région de Kayes : L’exploitation minière peut et doit rapporter plus

Les retombées de la présence massive des mines d’or ne sont pas très visibles. Les nuisances environnementales le sont

Depuis plus de quatre décennies, l’or est considéré comme la principale ressource d’exportation et un gros contributeur à l’économie du Mali. La Région de Kayes, qui abrite plusieurs sociétés minières, peine à profiter des richesses générées. Le Cercle de Kéniéba (Région de Kayes) qui accueille cinq grandes compagnies minières sur son sol, en est une parfaite illustration. Les populations souhaitent son érection en région car la circonscription est à la traîne en matière de développement.
Kayes a pu se doter d’un scanner d’une valeur estimée à 900 millions de Fcfa.

LA FALÉMÉ- La dimension impact économique et environnemental est prise en compte. «Tous les projets ont fait l’objet d’études d’impact environnemental. En matière d’environnement, on ne peut pas cerner tous les aspects d’où la mise en place d’un système de gestion environnementale», soutient le consultant de la Semos SA à Kayes, Samballa Diakité.

S’agissant de la réhabilitation, les mines font beaucoup d’efforts, notamment dans le domaine de la protection de certaines espèces animales et végétales. Par rapport à la lutte contre l’érosion, elles se réfèrent aux champs déterminés dans leurs permis d’exploitation. Concrètement, ces sociétés ne font rien pour protéger la Falémé, en dépit des mouvements de protestation, car cette question ne figure pas dans leur cahier de charges et ne touche pas leur champ d’intervention, selon des experts.

Concernant la protection contre la poussière et autres, le Complexe minier Loulo-Gounkoto a réussi à bitumer une partie (10 km) du tronçon Didjan-Gounkoto qui est réservé aux autres usagers de la route, la mine ayant sa propre voie.

«À Fadougou, la mine a réalisé un forage dans chaque village et hameau de culture pour atténuer les effets de la poussière. Ces réalisations ne suffisent pas, car les routes ont besoin d’être arrosées régulièrement ou bitumées », souligne l’expert en environnement.

C’est le même problème entre Kéniéba et Tabakoto où les véhicules de la mine empruntent la route nationale (Kéniéba-Kayes), comme tous les usagers. Les populations ne font qu’aspirer de la poussière à cause des activités directes ou indirectes de ces mines, selon lui.

Bandé Moussa SISSOKO
Amap-Kayes
Source: Kayes mines


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