Reconquête des zones occupées après le départ de plus de 20 000 soldats étrangers : Les FaMa lavent l’affront subi en 2012

Reconquête des zones occupées après le départ de plus de 20 000 soldats étrangers : Les FaMa lavent l’affront subi en 2012

C’est avec une volonté inébranlable que les forces armées maliennes sont en train de laver l’affront subi dans les années 2012 de la part des forces obscurantistes et leurs parrains. Leur engagement est le fruit du départ de toutes les forces qui s’étaient mobilisées pour disaient-elles combattre les terroristes ou encore instaurer la paix. Désormais les FaMa ont pris leur destin en main dans l’objectif de libérer les régions, villes et villages occupés. 

En 2012, des terroristes de plusieurs nationalités venus de la Lybie et d’ailleurs sous le couvert du MLNA, fabriqués par certaines puissances occidentales s’emparent de plusieurs villes du nord du Mali. Dans leurs avancées, ils furent appuyés par des combattants du Mujao et d’Ançardine et de tout ce qui s’en suivent. Leurs revendications étaient multiples et variées. Les premiers voulaient la partition du Mali et les seconds, l’instauration de la Charia. La désorganisation de l’armée malienne et son sous équipement avaient contraint les commandants à se replier jusqu’à Kona, à quelques kilomètres de la ville de Mopti soit deux tiers du territoire occupés.

La bande de voyous, de brigands, des violeurs de femmes et des tueurs obligent les populations à adopter des styles de vie contraire à leur quotidien.

Dans leur aventure, les terroristes du Mujao et d’ençardine parviennent à chasser le MNLA qui, selon eux ne sont que des boucs émissaires de l’occident. Ils ne juraient que par le dicton « Allahakbar ! » (Dieu est Grand).

Dans cet désire d’expansion de « leur islam à eux », Abou zeid, Oumar Ould Hamaha, Iyad Ag Aghaly, Sanda Ould Boumama, j’en passe, renforcent leur rang et attaquent les positions des FaMa à Konna. Ce fut une bataille rude mais courageusement menée par les soldats maliens presque sans équipements adéquats, presque incapables de faire face à la puissance de feu de l’ennemi. Se disant que « saya ka fisa ni maloyé », nos braves soldats malgré des pertes énormes dans leur rang sont restés déterminés à défendre la patrie. Une nation leguée par des vaillants guerriers à l’image de Soundiata Keita, Samory Touré, Babemba Traoré… Cette bataille  complexe de Konna restera dans les annales tant les FaMa se sont battus avec bravoure pour que les terroristes ne s’emparent de la ville de Mopti.

Pendant que des maliens enterraient leurs morts et faisaient le deuil, le lendemain de l’attaque de Konna, Diabaly fut attaqué par d’autres détachements djihadistes, qui avaient infiltrés la ville. Là également, les courageux soldats ont résisté avec leurs kalach parfois en manque de munitions. Dieu, oui Dieu était avec les militaires maliens. L’ennemi après des dégâts énormes causés sur nos positions, a fini par prendre la poudre d’escampette parce qu’incapable de s’emparer de Diabaly et environnants.  Leur direction : la frontière mauritanienne.

L’impuissance du Pr Diouncounda

La suite est connue. Au soir de l’attaque de Konna, le Président de la Transition d’alors, le professeur Diouncounda Traoré, face à la détérioration de la situation, était dans l’obligation d’accepter l’offre faite par les français. Coincé dans son dernier retranchement, le Président Traoré  contre son gré écrivit une « lettre de secours » à François Hollande.

Ainsi commença le déploiement des forces françaises tant souhaité par Paris ce depuis le 20 janvier 1961, (jour où Modibo Keita a chassé l’armée française du Mali). Pour la petite histoire, les autorités françaises de l’époque n’avaient pas digérer cette gifle que Modibo leur avait infligé. Donc le déploiement de l’opération SERVAL était une façon pour les autorités françaises de prendre leur revanche et de dicter leurs lois à Bamako. C’est la consternation totale chez les anciens.

Impuissant, Dioncounda accepte tout ce que la France a proposé comme condition pour chasser ou du moins éloigner les terroristes des zones occupées.

C’est dans ces conditions que de concert avec les FaMa, les régions de Gao et Tombouctou furent nettoyés grâce à la puissance de feu des français.

La trahison des troupes de l’opération SERVAL est venue de leur volonté d’épargner la ville de Kidal des localités récupérées. Ils interdisent à l’armée malienne d’y mettre pied.

De l’opération SERVAL, la force française change de nom en devenant « Barkhane ». Ainsi commença un vaste programme de main mise du territoire malien. Les FaMa ne peuvent plus aller d’un point A vers un B sans en référer à l’état major de Barkhane. Quelle soumission dans son propre pays ?

C’est dans ce contexte que le MNLA est dépoussiéré et remis en scelle depuis son lieu de refuge mauritanien. Comme si cela ne suffisait pas, Barhkane fait du MNLA son allié dans la traque de ses anciens alliés qu’ils appelaient des terroristes. Les patrouilles françaises se faisaient avec les « bergers » ramassés du MNLA.  Quelle indécence ! Quelle humiliation des FaMa de la part des « partenaires » français.

Pour faire la guerre aux terroristes dans le nord du Mali, le ministère de la Défense français affirmait avoir débloqué les gros moyens avec un effectif jamais déployé dans un combat en Afrique. Avec le temps, l’opinion s’est demandé si ce déploiement des armes les plus sophistiquées au nord du Mali n’avait pas d’autres objectifs que la traque des terroristes ? Certes la France a tué ou arrêté des grands terroristes, mais les maliens sont restés sur leur faim.

Une force étrangère inefficace sur le terrain  

De 2014 à 2021, l’opération Barkhane a évolué progressivement. D’environ 3000 soldats en 2014 puis 4 500 en 2019 et plus de 5 000 à la suite d’un dernier renfort annoncé le 2 février 2021 par Florence Parly, ministre des Armées françaises. Sur le terrain, le résultat est mitigé avec toutes ses forces. Toute fois, le malien n’est jamais ingrat. Le peuple malien rend hommage à la cinquantaine d’hommes que la France a perdu dans la lutte contre le terrorisme au Mali.

Avec le déploiement qu’elle a faite au Mali avec Barkhane, la France juge insuffisante le nombre de soldats présents au Mali. Elle a plaidé aux nations Unies pour la création de la Misma puis de la Minusma. Le rappel profitant aux croyants.

On se souvient que le déploiement maximal de la Minusma autorisé par l’ONU a été de 12 640 personnels, dont 11 200 soldats. Le personnel effectivement déployé au Mali a été de 11 676 militaires, 1 588 policiers, 1 792 civils (859 nationaux 754 internationaux, 179 volontaires des Nations Unies). Avec une perte en vie humaine due à des actes hostiles (au 30 juin 2023) estimé à 174. Selon l’Onu, jamais une mission onusienne n’a connue autant de pertes d’hommes dans une opération de maintien de paix dans le monde.

Les forces de la Minusma avec un mandat limité n’avaient pas droit à faire la guerre aux terroristes. Leur rôle se limitait à la protection dise-t-elle des populations. Un changement de mandat toujours demandé par les autorités maliennes, mais toujours refusé par le Conseil de sécurité de l’Onu.

Les militaires de la Minusma etaient déployés sur 12 sites du Mali répartis en secteur : secteur Nord (Kidal, Tessalit, Aguelhoc), secteur sud (Bamako) ; secteur Est (Gao, Ménaka, Ansongo), secteur Ouest (Tombouctou, Ber, Goundam), secteur centre (Mopti-Sévaré, Douentza).  La Minusma a battu le record en termes de pays contributeurs pour la UNPOL. Ils étaient de 26 contre 53 pour les pays contributeurs pour la force militaire.

En dépit d’un accord signé à Alger entre le gouvernement malien et les groupes armés désormais appelés anciens groupes armés, la lutte contre le terrorisme n’a pas connu d’avancée. Les populations civiles et des militaires sont pris comme cibles. On enregistre des milliers de tués et autant de déplacés. Le Mali est pris en otage.

Dans ce contexte que fut crée sous l’influence française le 2 juillet 2017 le G5 Sahel, une force militaire conjointe transfrontalière la (FCG5S) composée au départ de cinq bataillons de 750 hommes, soit un bataillon par pays. Cette force elle aussi a montré ses limites à cause des moyens logistiques et financiers très limités.

C’est dans ce contexte qu’après le coup d’Etat d’août 2020 qui a renversé le Président démocratiquement élu, Ibrahim Boubacar Keita, la junte au pouvoir mecontent annonce, le 15 mai 2022, son retrait du G5 Sahel et de sa force militaire antidjihadiste pour protester contre le refus qui lui est opposé d’assurer la présidence de cette organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger.

La nouvelle décision  survint après l’annonce, début mai, par la junte, de la fin du traité de coopération de 2014 avec la France, ainsi que des accords de 2013 et 2020 fixant le cadre juridique de la présence de la force antidjihadiste Barkhane et du regroupement de forces spéciales européennes Takuba, initié par la France.

Le Mali considère désormais la présence des militaires français et européens sur son sol comme illégale.

La France étant dans une union solidaire, les autres pays de l’Union européenne après le déploiement des partenaires russes  que les occidentaux appellent Wagner, la mission EUTM Mali a formé plusieurs centaines de militaires maliens, composée de 1000 soldats de 25 pays européens, 22 membres de l’UE et 3 Etats non membres met fin à sa présence. Une cérémonie a même consacré leur départ  en mai 2023 à Koulikoro.

L’avenir entre les mains 

Avec la demande de départ volontaire ou contraignant de toutes ses troupes soit plus de 20 000 hommes, le Mali a décidé de prendre son destin en main dans le combat contre les terroristes et leurs « alliés ». Qui l’aurait cru que les autorités militaires maliennes pouvaient aller jusqu’à chasser toutes ses troupes que certains pensaient intouchables ? IBK disait « que personne ne viendra faire le Mali à notre place ». Oui, à cœur vaillant, rien d’impossible. C’est ça aussi le malien : Oser.

Le nouveau partenariat avec les nouveaux partenaires russes, turques et chinois commencent à produire ses effets. Des milliers d’équipements sont réceptionnés par les autorités militaires maliennes. C’est dans cette optique qu’en juin 2023, le Mali demande au conseil de sécurité le non renouvellement du mandat de la Minusma. L’idée derrière est de pouvoir engagée une bataille sans merci contre les forces du mal.

C’est ainsi que depuis bientôt deux mois, les FaMa plus que jamais déterminés à reconquérir la totalité du territoire, sont en train de reprendre les emprises de la Minusma conformément aux calendriers annoncés par la Minusma. Les forces armées maliennes poursuivent leur avancée dans le seul dessein du redéploiement de toute l’armée sur tout le territoire et d’être seul maitre à bord.  Mais, elles sont empêchées par endroit par des hors la loi.  Et la réponse ne peut qu’être le langage des armes. C’est sans compter sur la monté en puissance des FaMas.

Après Anefis, les FaMas feteront à Alguelhoc, Taoudeni puis à Kidal avant fin novembre 2023. Ainsi sera vengé ceux qui ont été tués les premiers jours de l’attaque et  ceux qui ont été froidement assassinés lors du séjour de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, en mission de l’Etat dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas.

« …Nous irons de l’avant, même s’il faut notre sang… ». Allez les FaMa !  Vive les FaMa. La victoire est très proche.

Source: maliweb.net


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