Insécurité alimentaire au Mali : Faisons plus

Insécurité alimentaire au Mali : Faisons plus

Le niveau mondial d’insécurité alimentaire et de malnutrition grimpe en flèche, ceci est aggravé par des facteurs tels que les conflits violents, les déplacements de population et le changement climatique.

C’est pour cette raison qu’en novembre, le Royaume-Uni s’est associé aux gouvernements des Emirats arabes unis – pays hôte de la Cop28 – et à la Somalie pour organiser un Sommet mondial sur la sécurité alimentaire à Londres. Le sommet a attiré l’attention de la communauté internationale sur l’aggravation de la crise mondiale de la sécurité alimentaire et a contribué à renforcer les efforts déployés pour atteindre l’objectif de développement durable “Zéro faim” d’ici 2030.

Ce sommet a permis de mettre en évidence l’engagement du Royaume-Uni à trouver des solutions à long terme pour prévenir la faim et la malnutrition dans le monde, comme le prévoit notre nouveau livre blanc sur le développement international, lancé par le Premier ministre Rishi Sunak à l’occasion de ce sommet.

L’événement mondial a suscité un engagement collectif visant à s’attaquer aux causes sous-jacentes de l’insécurité alimentaire, à agir rapidement afin de mieux prévenir les crises de sécurité alimentaire et la malnutrition, et à mettre en place des systèmes agricoles et alimentaires plus performants et plus résistants face au changement climatique.

Le sommet a mis clairement en évidence le rôle dévastateur des conflits et du changement climatique en tant que facteurs favorisant la faim et la malnutrition. C’est encore plus vrai au Mali et dans le Sahel central.

5,3 millions de personnes dans les pays du Sahel central (Mali, Burkina Faso et Niger) sont actuellement confrontées à l’insécurité alimentaire.

Au Mali, malgré l’amélioration saisonnière, la région de Ménaka et le cercle d’Ansongo demeurent en crise de l’insécurité alimentaire à cause de la recrudescence de la violence. Les projections officielles de l’insécurité alimentaire indiquent que près de 1,4 million personnes au Mali seront confrontées à une situation de crise ou d’urgence pendant la période de soudure en 2024. Les femmes et les filles seront touchées de manière beaucoup plus disproportionnée. L’année prochaine, plus de 1,4 million d’enfants maliens de moins de 5 ans souffriront de malnutrition aiguë.

Le Royaume-Uni se tient aux côtés du peuple malien. C’est pourquoi il vient de décaisser 3 milliards de F CFA supplémentaires pour fournir une assistance humanitaire de première nécessité, afin d’aider à résoudre la crise humanitaire qui sévit actuellement dans le pays.

C’est pourquoi nous soutenons les systèmes de protection sociale au Mali et nous investissons dans des mécanismes de prévention et de résolution des conflits liés à la terre et aux ressources naturelles.

Nous ne pourrons pas empêcher les gens de souffrir la faim si nous ne mettons pas fin à la violence et aux conflits et si nous ne réduisons pas notre vulnérabilité face au changement climatique. La famine est utilisée comme méthode de guerre. Il faut y mettre un terme. Nous devons protéger nos systèmes alimentaires contre les perturbations et les dommages causés par les cycles de violence et par les chocs et les stress provoqués par le changement climatique si nous voulons mettre un terme définitif à la faim au Mali et au Sahel.

Sadya Touré

Source: maliweb.net


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *