Droit de l’Homme : Fin des activités du projet FDS/FSI de l’AMDH/Institut Danois des droits de l’Homme dans les localités de Niono, Kayes et Fourou

Droit de l’Homme : Fin des activités du projet FDS/FSI de l’AMDH/Institut Danois des droits de l’Homme dans les localités de Niono, Kayes et Fourou

Pour une durée d’un an en 2021, c’est en décembre 2023 que le projet « Promotion du dialogue entre les forces de sécurité intérieure et les populations pour renforcer leur lien de confiance et de collaboration », a pu boucler ses activités à travers un atelier dite retraite stratégique à Ségou du 18 au 19 décembre 2023 dernier. Cette retraite stratégique a pu permettre de capitaliser les acquis des phases précédentes du projet ; proposer des solutions aux difficultés rencontrées et enfin d’identifier les moyens d’exécuter les recommandations majeures des phases précédentes du projet.

Le projet « Promotion du dialogue entre les forces de sécurité intérieure et les populations pour renforcer leur lien de confiance et de collaboration » initié et financé par l’Institut Danois des droits de l’Homme a été mis en exécution par l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) durant trois ans. Il s’agissait pour le projet de redonner un nouveau souffle à la collaboration entre forces de sécurité intérieures et les populations dans la gestion commune de la sécurité dans les localités de Niono, Kayes et Fourou.

Le projet plusieurs fois reconduit  a mené les activités majeures telles que le renforcement des capacités des collecteurs de données en matière de cas de violation et d’abus des droits humains, les dialogues inclusifs sur les sujets d’actualité concernant les droits humains dans chaque localité, le suivi des activités de monitoring car depuis la crise multidimensionnelle de 2012, le fossé s’est creusé entre les populations et les forces de sécurité intérieure donnant lieu à des graves violations des droits de l’Homme. Du nord au sud en passant par le centre, les rapports entre FSI et les populations sont aujourd’hui détériorés. Cela est dû à plusieurs facteurs, notamment les comportements indélicats de certains agents des FDS, le sentiment d’insécurité des communautés, le déficit de communication et l’accueil des usagers, la non implication des populations dans les questions sécuritaires, le faible degré de redevabilité des FSI et l’incivisme des populations. C’est pourquoi, tous les intervenants au projet se sont retrouvés à Ségou pour faire l’analyse globale du projet et de dégager les nouvelles perspectives en vue de la mise en œuvre des résultats obtenus à ce stade et préconiser une éventuelle prorogation prenant en compte les nouvelles orientations nées des constats sur le terrain.

Le coordinateur du projet M Sory Diakite dans sa présentation de bilan expliqua que cela fait aujourd’hui trois ans que l’institut danois des droits de l’Homme les a faits confiance pour recoudre les liens brisés entre nous populations et nos forces de défense et de sécurité, celles-là mêmes qui, se donnent corps et âme pour nous sécuriser. Pour rappel, ce projet que nous avons dénommé « promotion du dialogue entre les forces de sécurité intérieure et les populations pour renforcer leur lien de confiance et de collaboration », est la réponse intelligente, et pas des moindres, que l’AMDH a eu à apporter comme résolution des problèmes sécuritaires que traverse notre pays depuis la grave crise socio-politique de 2012 alimentée par le flux des hommes armés opérant en toute indifférence des droits de l’Homme dans le sahel dû au printemps arabe.

En croire toujours au coordinateur du projet il dura : « Le projet grâce au portefeuille du partenaire financier, de son assistance technique avec l’expertise de l’AMDH est parvenu à réaliser des activités pour atteindre l’objectif qui lui est assigné, celui de régénérer la confiance entre les populations et les FSI/FDS. Parmi ces activités, nous citerons entre autres : les journées de salubrité, les journées sportives, des débats radiophoniques, des sessions de dialogues inclusifs et par-dessus tout la collecte des données sur les allégations d’abus et de violations des droits humains. Et tout ceci avec la contribution de chacune des composantes c’est-à-dire les populations, les FSI/FDS, les communautés.  Ces activités nous ont permis d’obtenir les résultats probants, et nous avons jugé opportun de présenter ces résultats, les promouvoir et les analyser pour une éventuelle prolongation. »

Bokoum Abdoul Momini

Source: maliweb.net


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *