Dans un entretien téléphonique avec l’IMAM Dicko fuité : Un Malien de France avoue sa participation un putsch raté contre Macron


Très effacé depuis quelques temps, le «Guide éclairé» de la CMAS est sorti du silence et revenu au cœur de l’actualité par des indiscrétions. Le contenu de l’un de ses échanges téléphoniques a en effet fuité, la semaine dernière, mettant sur la place publique les proportions de dégradation de ses rapports avec le pouvoir en place et les raisons de ses prises de distance vis-à-vis des «5 Colonels» dont il fustige vertement la gestion et les approches. Mahmoud ne les crédite de la moindre connaissance de l’Etat et se plaint d’avoir été sauvagement combattu par des «jeunes gens» qui se sont fait passer pour des porteurs d’alternative. «Il n’y a aucun contact entre nous, même un coup de fil», a déroulé l’Imam en expliquant comment les ponts se sont rompus avec les «paracheveurs» de son combat anti-IBK. Il ne semble point disposé à briser le mur de glace, faute de trajectoire plus claire que celle qui prévalait avant le renversement de Bah N’Daou. Invité par son interlocuteur à revenir dans son rôle de Guide, à coups d’assurances qu’il obtiendrait auprès des Colonels, Mahmoud Dicko rechigne sans détour à prendre son «bâton de pèlerin pour le rassembler des forces du changement». Et pour cause, il ne voit que des lendemains qui déchantent avec l’illisibilité de la direction que prend la Transition en cours et dit avoir prévenu dès le départ l’actuel Premier ministre Choguel Maïga de son approche amateuriste. Il affirme en effet avoir mis en garde sur certaines dérives avant de préférer s’abstenir et regarder faire avec le manque de considération qu’il a essuyé.

Avec son interlocuteur, lequel répond au nom de famille Konaté, l’ancienne autorité morale du M5-RFP ne s’entend apparemment que sur la posture maladroite des autorités à son égard. Leurs positions divergent y compris sur la pertinence des motivations panafricanistes ainsi que de la posture anti-française d’une élite qui choisit de s’éloigner des réalités africaines pour mener le combat du continent. De quoi obliger son interlocuteur Konaté à faire des aveux susceptibles d’être lourds de conséquences pour son devenir d’étranger en France. Selon ce dernier, en effet, il ne s’agit pas d’un combat contre la France mais plutôt d’une hostilité au régime de Macron contre qui il affirme avoir mêmetrempé dans une tentative de renversement en complicité des officiers supérieurs français ayant fini par trahir leur intention licencieuse commune. «Ç’aurait été une première en France», regrette le Malien résident en France, qui se prévaut d’autres amitiés dans le monde politique parisien.

colonels putschistes et de surcroît oncle du président du CNT, Malick Diaw. Il semble afficher également la même proximité avec d’autres figures historiques du M5 dont Modibo Sidibé, Mohamed Ali Bathily et Konimba Sidibé qu’il dit avoir approchés au même titre que leur ancienne autorité morale aux fins de rassembler les composantes de la mouvance anti-IBK.

A. KEÏTA

 


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